Mes heures de sommeil ne me rendent plus disponible. Je vis la nuit.
Une amie très chère m’a envoyé le message suivant: « Ne te coupe pas du monde ».

Cette simple phrase m’a fait prendre conscience qu’en plus d’avoir trouvé un rythme qui me convient je m’autorise à ne plus faire partie de votre monde.
Vivre la nuit est un moyen pour moi de m’en extraire.

Je ne m’enterre pas parce que je vis la nuit. J’aime ses lumières et ses ombres. J’aime ses silences et ce bruit étrange qui parfois vient le troubler.
J’aime voir le jour se lever, entendre les oiseaux se réveiller, votre vie qui reprend son cours  quand moi je vais me coucher.
Il m’arrive de ne pas dormir pendant 24 ou 30h d’affilées et j’aime ces journées qui s’étendent et que je qualifie  de pleines, remplies. Je peux y voir tous les contrastes.

J’ai vécu le beau, le magnifique en plein jour, mais j’ai aussi vécu le pire pour moi et ma famille.
Votre monde m’a fait connaître la haine et la colère. Votre monde m’a fait connaître la dépression et des besoins envies  de suicide.

Je me suis relevée et je me suis reconstruite. J’ai réappris à aimer vivre et à rire. J’ai appris à pardonner, à m’aimer un peu. Ça a pris du temps et beaucoup d’efforts et de travail.
Mais je suis sortie de cette détresse qui était la mienne et je ne veux plus y retourner.
Et parce que je ne veux plus y retourner, aujourd’hui je suis d’une méfiance exacerbée.

Ceux qui ont ma confiance sont rares et tu en fais partie mon amie. Je veux lui dire : Ne me rejette pas, ne te lasse pas. J’ai tellement besoin de toi. De vous tous qui avez ma confiance.

 

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