C’est toujours bon d’avoir un bon guide.

Je sais que je sais écrire.
Je sais aussi que dans ce domaine (entre autre mais c’est celui-là qui nous intéresse) j’ai des faiblesses, des doutes et un grand manque de confiance en moi.
Il n’y a pas de honte, ni de gêne à être aidé dans son travail. Au contraire, beaucoup de satisfactions en découlent et le travail avance plus rapidement.

Voilà pas loin d’un an que j’ai pris la décision de me prendre en main en acceptant de faire confiance à quelqu’un qui pouvait lever certaines de mes barrières. Ce quelqu’un s’appelle Anaël Verdier.
Je n’ai jamais caché que je participe à ses ateliers de coaching en écriture rondement menés sur Seshat.
Si tu penses que je fais sa pub, laisse moi te répondre oui et non.
– Non parce qu’un article qui lui soit spécialement dédié est prévu,
– Oui parce que comment parler de ce qui suit sans le nommer.


Mais qu’est-ce qu’un bon guide ?

Un bon guide est quelqu’un qui n’a pour seule ambition que celle de t’élever, te porter vers le meilleur chemin pour toi. Il sait trouver les failles (les tiennes tant qu’à faire) et les mots pour te les expliquer.


Atelier du samedi 15 juillet 2017


Fonctionnement

Le but du “jeu” est de voir son propre texte lu en direct lors d’un atelier et corrigé sous forme de relecture par notre bon Anaël.
Sont alors pointées les erreurs qui malmènent le texte présenté, est expliqué pourquoi ça ne marche pas et comment résoudre ce problème, est encouragé ce qui fonctionne et pourquoi ça fonctionne. Je vous le concède ma phrase est à classer dans le top 10 des phrases pourries, mais l’idée principale y est. L’exercice est complet et ô combien enrichissant.

D’autres auteurs ont fait l’expérience avant moi, je devais oser moi aussi tant les retours sur texte ont été bénéfiques rien qu’en étant spectateur.

Ps : Tous les ateliers ne tournent pas autour des textes des uns et des autres, grand non, certains seulement sont ciblés sur notre travail.

 


Préparatif

J’ai, comme à mon habitude, pris le temps avant de rendre ma copie. Non par peur de voir mon égo se faire laminer mais simplement parce que je devais trouver le texte pour lequel maintes questions sur comment l’améliorer me turlupinaient.  Je devais aussi accepter cette mise à nue devant les participants mais surtout devant “celui qui sait”.

J’ai fini par me lancer.


Jour J

Je trépignais d’impatience. J’avais mille questions sur le déroulement de ce nouvel atelier. Mon texte allait-il être travaillé aujourd’hui ? Si oui, quel serait le regard posé sur moi par toutes les paires d’yeux présentes ? Comment allais-je vivre ce moment en tant qu’auteur ? Dans quel état gère etc…

Instant T, mon texte est présenté et mon inconfort s’envole. Je réalise que n’était inconfortable que le moment antérieur à cet instant T et toute la fantasmagorie qui en découlait.

Enfin j’allais savoir, enfin j’allais comprendre.

Je pourrais écrire ici, en grossiers détails, ce qui  s’est dit mais ce serait trahir le travail d’un homme qui coach des auteurs déterminés qui ont fait le choix de se prendre par la main en s’inscrivant à ses ateliers.
Retiens juste que ça m’a été très utile, extrêmement bénéfique, du bonheur à l’état pur.

La seule chose que je me permettrais de te partager est le retour que j’en ai fait à notre communauté d’auteurs (nous avons un espace dédié d’échanges et de partages).

Je me prêtais à ce que je nomme l’épreuve du feu avec des « aïe » et des « ouille » dès que j’ai eu à choisir un texte à présenter. Pas par crainte de le voir décortiqué, éviscéré, amputé ou scarifié mais parce que je me préparais à me retrouver à poil et quand on est pudique ça craint.
Le moment venu, mon stylo s’est mis à baver son encre devant tant d’inconvenu. Que faisais-je subir à ce que nous avions écris ensemble ? Pire qu’une chirurgie plastique, notre pré-bébé s’est vu infliger une liposuccion radicale !
Au-delà de ça, j’ai compris avec un simple « il hausse les épaules », plus parlant que tout un dialogue, comment régler l’une de mes faiblesses que j’avais détectée dans ce que je livrais.
Ce simple haussement d’épaules va me servir pour tous mes autres textes. La lumière venait de se faire. Elle a fini de tout éclairer quand elle a pointé du doigt la subtilité du 1er jet.

Je crois, mais ce n’est que mon avis, qu’on est plus apte à comprendre les choses quand on les vis de l’intérieur. J’encourage vraiment tout le monde à vivre cette expérience extrêmement enrichissante. Personnellement, j’ai vécu un vrai koh lanta littéraire, j’en suis repartie gagnante et mon stylo s’est rabiboché avec mon cahier. Je vous passe la danse endiablée qui s’en est suivie, une kriek à la main ça va de soi.
N’empêche, j’ai beaucoup ri, pour changer, durant cette heure. J’ai ri de moi, du texte, de tout. Parce que c’était juste bon d’être là.
Mon pc ayant choisi son jour pour me faire des misères, j’ai loupé le début de l’atelier, mon micro s’est mis en sourdine pile poil au moment où j’aurais voulu causer… mais ça n’a en rien miné ma bonne humeur. Le chat a dû sentir le coup venir, il m’a fait l’honneur de sa présence m’intimant de ne pas hésiter à utiliser sur ses flans le grattoir à clous rouillés (fabrication artisanale).

Je tenais aussi à m’excuser auprès des participants présents. J’étais tellement dans l’écoute de ce ravalement de façade textuel que je n’ai quasi pas lu vos commentaires sur le tchat. Et quand j’y répondais c’était vraiment mauvais […]

Je ne regrette nullement mon choix de participer à ces ateliers. Je te recommande vivement, et à plus juste titre si tu es auteur indépendant, de trouver celui qui te conviendra le mieux et de te lancer dans cette belle aventure où tu y rencontreras des gens fabuleux, j’en suis certaine.

Fais le bon choix, ose et lance-toi. 

 


Anaël tu vas vraiment l’avoir ton châtiment ! Fallait que tu nous envoies ton super mail le jour où j’écris cet article ! Punaise j’ai tout d’une nouille maintenant pour ceux qui te suivent ! Grrrrr je suis à court d’idées,  je vois que le cachot pour toi.

Share Button
1+
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •