J’ai attendu. Attendu une partie de la nuit et l’intégralité de ma journée aussi.

Attendu un mot, un signe qui n’est jamais arrivé. Mes yeux scrutaient tous les horizons en vain.

Je n’avais pas apporté de lilas à la manière de Brel mais un sourire, même si derrière l’écran les sourires ne se voient pas.

Puis, mon sourire est devenu grimace de ne pas avoir été consommé.

Et mes yeux, eux, brûlaient. Non pas de fatigue mais d’océan refoulé. Repoussant plus profondément mon enthousiasme d’écervelée.

J’ai attendu une fois encore, comme toutes ces autres fois, un mot, un signe qui n’est jamais arrivé et qui jamais n’arrivera.

L’évidence est là, depuis toujours, sous mes yeux fiévreux par trop d’aveuglement.

Je sais qu’une page doit se tourner pour clore ce chapitre mais l’addiction est trop forte et mon esprit refuse de lâcher prise, intimant à ma main de ne pas tenter le geste.

Pourtant il faudrait…

(16/11/08)

Paru dans Amour, où es-tu ?

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