Insomnie et gros délire au Frog

 Insomnie et gros délire au Frog

Cette nuit impossible de trouver le sommeil et je ne sais pas pourquoi j’ai repensé à mes sorties au Frog dans Bercy Village.
Toujours bondé à craquer, la zic à donf, limite si on s’entendait penser. J’adorais fréquenter ce pub.

Voilà, ça c’est le décors, maintenant passons à l’étape délire alors que j’attendais de plonger dans les bras de Morphée (et là j’me dis qu’j’aurais mieux fait d’pas l’attendre c’t’andouille !) :

D’un coup d’un seul me revoilà là-bas. Et j’ai osé pensé : « C’est grave bruyant ici ! La musique est trop forte, le brouhaha est étourdissant, tout le monde est obligé de beugler pour se faire entendre de son voisin ! »

Et hop, aussitôt pensé, aussitôt le pub se vide de ses occupants et de sa musique.
Soulagement mais pas complètement cependant parce que tout se déconcrétisait : le bar, le village, tout…
Et là, stupeur, plus rien. Mais rien de rien.
Je me retrouve assise sur un cailloux à chercher du regard autre chose que cet horizon super flippant qui n’est autre que le néant.
Et re hop, tout se remet en place : le village, le bar, la zic et les pochtrons gens.

Cette fois je regarde complètement étourdie, ce tout qui remplace ce rien que je viens de vivre.
En même temps que je savourais ce tout, je me disais : Finalement, j’aime les gens, la zic à donf parce que tous, nous avons notre place. Sans tous ces autres autours, il n’y a rien. Plus rien.
Et cette solitude que rien ne peut déranger est, pour moi, la plus effrayante qui soit.

© Coryne Vezien 19/11/2008 (texte d’un autre temps que j’avais publié sur « le blog d’une rêveuse » que j’ai fermé y’a pas loin d’une décennie.)

Ps : Notes quand même que j’aime le silence et la solitude dès lors que j’en ai fait le choix, c’est-à-dire souvent.
Pps : Je suis pas contre une p’tite bière (brune) et/ou une Piña Colada entre potes non plus. Pour une fois que je t’abreuve pas de café ! lol

Comment avoir l’air con ?

Comment avoir l’air con ?

Très simple !

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet je me dois de faire un petit historique pour que tu comprennes par où j’en suis passé.

Fumeuse depuis mes 25 ans (oui j’ai démarré tard) j’ai, quelques années plus tard, souhaité arrêter cette foutue addiction et profiter des nouvelles technologie pour m’aider en ce sens.
Les nicorettes et autres patchs n’ayant aucun effet sur moi j’ai, à l’époque, testé les premières vapoteuses. Et c’est là que j’ai pas été déçue.

 

A l’époque pour avoir l’air con voilà comment on s’y prenait :

Tu vas à la pharmacie du coin, tu achètes (si, si tu payes… !!!) une boîte de nicorette inhaleur parce que t’as super besoin d’un substitut pour arrêter cette merde communément appelée « sucette à cancer ».

Bref, tu ressors content… Bin si t’es même vachement content parce que tu l’as pas vraiment acheté par hasard le truc. Tu y as réfléchi un minimum… Tu t’es éventuellement fait conseiller par un ami. En fin bon, t’es motivée quoi !

Tu rentres chez toi, limite en cranant avec ton petit sac « pharmacie » que tu balances d’avant en arrière pendant que tu remontes ta rue ! Tu affiches bien à ton entourage que tu te prends en main toujours en cranant (peut-être aussi pour entendre quelques encouragements plutôt longs à venir).
Enfin t’es bien dans ta tête parce que cette vie sans tabac, cette nouvelle ère t’appartient…
Alors, fébrile d’émotion, la bave aux lèvres, la larme à l’œil tu ouvres ta boîte de Nicorette inhaleur et là… stupeur… tu pleures… de honte à venir !
En vrai t’es pas préparé au choc.
2 secondes plus tôt tu étais convaincue de pouvoir tout assumer, l’arrêt, le manque, les nerfs enfin tout.
Tout ouais, mais pas le design « tampax » !

Et crois-moi qu’il faut une putain de motivation pour se balader avec un tampax au bec et faire face aux rires et autres quolibets de ceux qui finalement sont bien envieux de ta décision mais manquent de couilles et de motivation !

 

Bon allez, calmons nous, calmons nous.

Je dois quand même t’informer que j’hésitais entre l’inhaleur et la cigarette électronique avec laquelle t’as tout de suite moins l’air débile puisqu’elle avait le design cigarette avec filtre.

Mais bon… j’ai été conseillée…

Avant de me lyophiliser par trop de larmes versées, j’ai tout de même tenté l’expérience. Expérience qui ne fût qu’un échec supplémentaire mais peut-être que le moment pour arrêter de fumer n’était pas le mieux choisi à ce moment de ma vie.  C’est tout naturellement que le tabac et son goudron ont été de retour à la maison.

 

Aujourd’hui, et depuis pas loin d’un an maintenant, je vapote avec ça.
Exit le sentiment de culpabilité ou de honte. On ne voit plus que ça dans les rues 😉

 

 

Si en plus il y a un bon café, je suis aux anges 🙂

 

Abandonner puis résister

Abandonner puis résister

Hier, j’ai voulu tout lâcher. J’ai voulu abandonner. Ranger mes stylos, brûler mes cahiers, m’extraire du cadre qui est le mien.
Hier, j’en avais assez. Je me suis sentie seule, désemparée. Alors j’ai dansé pour oublier que rien n’allait sur ce chemin.
Hier, je n’étais rien. Rien d’autre qu’une page blanche défraîchie qui refuse de se laisser apprivoiser.
J’en avais la nausée, n’arrivais plus à respirer. Hier, j’allais tout abandonner.
Je me suis prise dans mes bras et je me suis soufflée « ça va aller. Ne t’en fais pas, ça va passer. ».
J’ai fait semblant d’y croire et je me suis souris pour me rassurer.
Hier, je me suis rappelée qu’écrire c’est douter ; qu’écrire c’est se faire mal aussi.