Quand j’étais parolière…

Quand j’étais parolière…


Ecrire des textes de chansons fût un bonheur sans nom

Aujourd’hui j’en ai fait un recueil de poésie à défaut d’avoir pu les mettre en musique mais ce n’est pas le sujet ici.
Ce dont je veux parler c’est dans quel état je me trouvais pendant les phases d’écriture.

Je me revois devant mon écran ou ma feuille de papier et quand l’idée arrivait je partais la rejoindre. Difficile à expliquer sans passer pour une fada lol.
Pour faire simple, j’étais présente physiquement mais mon esprit était dans l’histoire que j’écrivais. Il visualisait tout, il ressentait tout, il était l’histoire en elle-même, il était chaque mot. J’entrais dans une bulle que rien ne pouvait percer. J’étais aux anges ! J’étais en transe. J’ai connu la transe de l’écriture durant toute cette période. Un bonheur infini, une exaltation sans limite. J’éprouvais un réel bien être pendant ces « absences ». Je ne sais même pas comment décrire ce sentiment. Je n’ai jamais su même l’instant d’après l’avoir vécu.

A l’époque mon mari m’avait dit après une séance d’écriture :
« le monde peut s’écrouler autour de toi tu ne le verrais même pas ! Je t’ai appelé tu ne m’as pas entendu, tu ne m’as pas vu entrer dans la pièce, t’étais juste pas là ! »

Plus tard j’ai ressenti ce sentiment de transe, pas aussi prononcé cependant, quand j’écrivais mes petites histoires courtes. Elles arrivaient spontanément et se laissaient écrire. C’est comme si je n’avais eu aucun effort à fournir. J’en reparlerai un peu plus tard dans un autre billet.

Et depuis ? 

C’est bien là le problème. Depuis il y a eu un arrêt brutal de moi écrivant des histoires. pratiquement dix ans sans écrire.
Enfin c’est pas tout à fait vrai, je n’ai jamais lâché mon stylo mais c’était plus l’intime, plus personnel. Des petits bouts de textes ici et là qui sans le contexte ne signifient rien.
Dix années où je me suis laissée happer par la vie m’entraînant dans ses bas pour me recracher beaucoup plus tard dans ses hauts.
J’ai depuis ressorti le conte que j’avais déjà bien entamé, démarré une histoire bien étrange sur les émotions, pris des notes issues de nouvelles idées mais la transe ne m’accompagne plus pendant que j’écris. Et elle me manque sacrément. Je la cherche, je l’attends mais aucun signe d’elle.

  • « Écris des textes courts alors ! » t’entends-je me dire.

Ce serait avec plaisir mais non. Je n’ai plus l’inspiration pour ce genre littéraire. J’ai tellement d’autres idées en cour que je ne me vois pas ne pas les terminer.
Bon, je mentirais si je disais que je n’ai pas tenté un autre poème mais ça n’a pas fonctionné. C’est trop laborieux et douloureux pour au final n’obtenir qu’un mot ou une phrase à peu près potable.

  • « Aurais-tu perdu la passion ? »

Je me suis posée la question, je ne te le cache pas. Mais si c’était le cas aurais-je toujours besoin d’avoir mon pot à stylos rempli, en serais-je encore noircir moult cahiers de phrases qui me passent par la tête, noterais-je encore toutes les idées qui tournent en boucle dans mon cerveau ?

Je ne perds pas espoir cela-dit. Je suis certaine qu’elle est là, pas loin. Elle réapparaîtra quand je m’y attendrais le moins.

 

As-tu déjà connu cet état de transe au moment de l’écriture ? Comment la définis-tu ? L’as-tu perdu à un moment donné ? L’as-tu retrouvé ? Comment ? Qui sait, ça m’aidera peut-être à retrouver la mienne !

 

Textes courts VS textes longs

Textes courts VS textes longs

Plus facile d’écrire des textes courts ?

Je pose la question parce que c’est une affirmation que j’ai entendue et qui m’a mise hors de moi !

Sous prétexte qu’écrire un texte court, de type poésie ou de très courtes nouvelles, la technique n’y est pas et que par conséquent c’est facile d’en écrire.

Oui bien sûr ! Je me permets tout de même de rappeler que dans ce type de textes toute une histoire doit être racontée en un minimum de mots. On a bien un début, un milieu et une fin surprenante ou non.
Alors oui, niveau personnages on n’en a pas des kilos, de même pour les intrigues (en vrai là je suis morte de rire pendant que j’écris ces lignes tellement je trouve la remarque aberrante !) mais ce qu’on oublie de dire c’est qu’il faut que chaque ligne et chaque mot sonne juste et apporte une information pour la globalité du texte, il faut du rythme tout autant que dans un texte long.
Exit les descriptions qui débordent pour remplir un espace vierge et arriver à son minimum de 150 pages.

Dire que c’est plus facile c’est dire qu’on n’a rien compris au fonctionnement de ce genre littéraire. Je doute que Baudelaire ne se soit jamais arraché les cheveux pour réussir à exprimer ce qu’il a si admirablement su coucher sur le papier. Je parle de Baudelaire parce que c’est le premier qui me soit venu à l’esprit. J’aurais pu dire Rimbaud, Verlaine, Hugo etc…

Quelque soit le genre, il existe des règles et des contraintes. C’est comme tout. De là à dénigrer un type de littérature, voire le vomir, je dis non. Tous les auteurs sont dans le même bateau avec le même désir de raconter une histoire. Et je vais même me permettre d’inclure ici les auteurs de chansons. Parce que oui, ils écrivent des histoires tout autant qu’un écrivain lambda.

 

Je ne suis pas contre la critique bien au contraire mais j’aime que la critique soit constructive dès lors qu’on sait de quoi on parle !

 

Pour tout vous dire, je regrette amèrement que la poésie qu’on impose à nos enfants dès l’école primaire ne soit pas expliquée. On leur demande juste d’apprendre un texte par cœur, idem au collège.  Je parle ici de l’école publique mais je serai ravie de connaître l’avis de ceux qui sont allés dans le privé.

Je regrette également que trop peu d’enseignants fassent lire des textes de chansons aux élèves. Il en existe de tellement beaux.

Mais bon je me suis égarée alors je terminerai simplement en répétant que tous les styles d’écriture sont bons pour envoyer un message, raconter une histoire.  Et il est intéressant d’en comprendre la structure et tout le travail qu’il y a derrière.

 

Je suis quand même curieuse de connaître votre avis sur la question. Êtes-vous d’accord sur le principe qu’écrire un recueil de courtes nouvelles ou de la poésie est plus simple qu’un roman par exemple ? Quels sont vos arguments ?

 

Des projets bien entamés…

Des projets bien entamés…

Début 2017 :   

Dans les quelques semaines à venir la publication de mon premier et dernier recueil de poésies va voir le jour.

Pour en savoir plus ==> Recueil de poésies

Courant 2017 :

  • Un conte pour enfants, démarré il y a fort fort longtemps et qui a vu moult remaniements, touche à sa fin. Il était temps ! ai-je envie de dire.
    La relecture est pour bientôt puis viendra ensuite le temps de la réécriture, de la correction etc…

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