Un duo avec Mister-Zack

Un duo avec Mister-Zack

C’est officiel, Mister-Zack Zack sort son album cet été !
Et alors ? te demandes-tu.
Ok, Ok, je reprends depuis le début.

Quand j’étais parolière (et accessoirement, chanteuse)

Dans un article qui date un peu, je t’expliquais qu’avant d’écrire des histoires pour en faire des livres j’étais parolière.
A l’époque (de 2003 à 2005 environ), et bien qu’en contact avec des compositeurs/interprètes, plusieurs chansons ont vu le jour mais toutes n’étaient restées qu’à l’état de maquettes.
Durant cette période d’écriture de textes de chansons, je travaillais avec Mister Zack. Ensemble nous avions plusieurs titres dans lesquels j’étais aussi l’interprète (oui oui tu as bien lu).
Un producteur verreux nous avait contacté pour sortir un album. Tout heureux nous nous rendons au rendez-vous fixé et en ressortons… avec notre maquette et nos désillusions. Le producteur en question nous demandait de débourser des sommes astronomiques pour « peut-être, éventuellement, c’est pas sûr » sortir l’album !

Malgré tout, nous avons continué de bosser ensemble, puis la vie faisant on s’est perdus de vue. 

15 ans plus tard…

Facebook nous a re-réuni. On se donne des nouvelles avec le fameux « kesstud’viens ? » et j’en passe.
J’apprends donc qu’il compose toujours et qu’il a moult titres dans sa besace, qu’il fourmille de 1001 projets , qu’il a conservé son humeur bienveillante, bref il va bien et j’en suis ravie.
On se laisse des commentaires facebook, un petit coucou par ci par là. On reste en contact quoi.

Arrive ce jour où Mister-Zack me demande si je suis ok pour qu’il reprenne l’un de nos morceaux de l’époque.
« Oui, bien sûr, avec plaisir » que je lui réponds, en lui précisant au passage que le texte en question est dans le recueil « Le buvard des maux« .
Je m’attendais donc à entendre une version interprétée par lui. Que nenni ! « Reprendre le titre en question » signifiait en réalité le reprendre tous les deux en duo.

C’est donc avec un immense plaisir que je vous annonce que « Sur ton chemin » sera sur les ondes du net cet été

Pour la petite anecdote, j’ai écrit ce texte après ma lecture du livre « Fille du destin » de Isabel Allende.

PS : J’arrive pas à croire que mon nom est à la SACEM.

Quand j’étais parolière…

Quand j’étais parolière…


Ecrire des textes de chansons fût un bonheur sans nom

Aujourd’hui j’en ai fait un recueil de poésie à défaut d’avoir pu les mettre en musique mais ce n’est pas le sujet ici.
Ce dont je veux parler c’est dans quel état je me trouvais pendant les phases d’écriture.

Je me revois devant mon écran ou ma feuille de papier et quand l’idée arrivait je partais la rejoindre. Difficile à expliquer sans passer pour une fada lol.
Pour faire simple, j’étais présente physiquement mais mon esprit était dans l’histoire que j’écrivais. Il visualisait tout, il ressentait tout, il était l’histoire en elle-même, il était chaque mot. J’entrais dans une bulle que rien ne pouvait percer. J’étais aux anges ! J’étais en transe. J’ai connu la transe de l’écriture durant toute cette période. Un bonheur infini, une exaltation sans limite. J’éprouvais un réel bien être pendant ces « absences ». Je ne sais même pas comment décrire ce sentiment. Je n’ai jamais su même l’instant d’après l’avoir vécu.

A l’époque mon mari m’avait dit après une séance d’écriture :
« le monde peut s’écrouler autour de toi tu ne le verrais même pas ! Je t’ai appelé tu ne m’as pas entendu, tu ne m’as pas vu entrer dans la pièce, t’étais juste pas là ! »

Plus tard j’ai ressenti ce sentiment de transe, pas aussi prononcé cependant, quand j’écrivais mes petites histoires courtes. Elles arrivaient spontanément et se laissaient écrire. C’est comme si je n’avais eu aucun effort à fournir. J’en reparlerai un peu plus tard dans un autre billet.

Et depuis ? 

C’est bien là le problème. Depuis il y a eu un arrêt brutal de moi écrivant des histoires. pratiquement dix ans sans écrire.
Enfin c’est pas tout à fait vrai, je n’ai jamais lâché mon stylo mais c’était plus l’intime, plus personnel. Des petits bouts de textes ici et là qui sans le contexte ne signifient rien.
Dix années où je me suis laissée happer par la vie m’entraînant dans ses bas pour me recracher beaucoup plus tard dans ses hauts.
J’ai depuis ressorti le conte que j’avais déjà bien entamé, démarré une histoire bien étrange sur les émotions, pris des notes issues de nouvelles idées mais la transe ne m’accompagne plus pendant que j’écris. Et elle me manque sacrément. Je la cherche, je l’attends mais aucun signe d’elle.

  • « Écris des textes courts alors ! » t’entends-je me dire.

Ce serait avec plaisir mais non. Je n’ai plus l’inspiration pour ce genre littéraire. J’ai tellement d’autres idées en cour que je ne me vois pas ne pas les terminer.
Bon, je mentirais si je disais que je n’ai pas tenté un autre poème mais ça n’a pas fonctionné. C’est trop laborieux et douloureux pour au final n’obtenir qu’un mot ou une phrase à peu près potable.

  • « Aurais-tu perdu la passion ? »

Je me suis posée la question, je ne te le cache pas. Mais si c’était le cas aurais-je toujours besoin d’avoir mon pot à stylos rempli, en serais-je encore noircir moult cahiers de phrases qui me passent par la tête, noterais-je encore toutes les idées qui tournent en boucle dans mon cerveau ?

Je ne perds pas espoir cela-dit. Je suis certaine qu’elle est là, pas loin. Elle réapparaîtra quand je m’y attendrais le moins.

 

As-tu déjà connu cet état de transe au moment de l’écriture ? Comment la définis-tu ? L’as-tu perdu à un moment donné ? L’as-tu retrouvé ? Comment ? Qui sait, ça m’aidera peut-être à retrouver la mienne !