Tenir son livre entre les mains

Tenir son livre entre les mains

Livre papier vs Livre numérique

La livre papier n’a pas les mêmes répercussions que le livre numérique pour un auteur.

Je n’en avais pas pris conscience avant de tenir le premier exemplaire de mon premier livre entre mes mains.
J’ai ressenti une réelle fierté en le voyant, en le feuilletant. Mon livre avait une réalité matérielle. Il était là. Il est là. Il est vivant.
La publication kindle existe depuis déjà 6 mois mais j’en étais totalement détachée. Trop loin de moi. Ça n’avait rien de concret.
Aujourd’hui mon rapport avec le recueil « Le buvard des maux » a complètement changé.

J’attends de recevoir mes exemplaires de « Amour, où es-tu ? » mon second recueil. Il n’est qu’en format papier. On verra un format numérique pour les fêtes, peut-être…


Un livre resté dans le secret ?

Non, pas du tout ! 
Amour, où es-tu ? n’était pas du tout prévu. Ce sont les mésaventures dont je parlais ici qui m’ont furieusement fait réagir. A l’intérieur, des textes que j’avais postés dans la catégorie textes courts mais aussi d’autres textes jamais divulgués.

Finalement c’est un mal pour un bien puisque ça m’a poussé à publier un livre qui n’aurait probablement jamais vu le jour.

Toujours sortir le meilleur des coups durs. Ça m’a appris une leçon. J’espère que vous apprécierez cet apprentissage. Pour ma part, je n’ai éprouvé que du bonheur à me plonger dans cet imprévu et cette urgence.

Pour patienter je vais reprendre celui que j’ai prévu de sortir en septembre. 

Heureuse je suis.

 

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Le buvard des maux

Le buvard des maux change de couverture. Rien qu’un peu, un tout petit peu.

Le buvard des maux par [Vezien, Coryne]

 

 

Recueil de poésie. Initialement paroles de chansons.
Chaque texte est le tracé d’une émotion vive, un mal à fleur de peau.

L’auteur n’a pas peur de se confronter aux affres de la mort d’un être aimé, à la trahison d’un adultère, à la blessure d’un amour déchu, aux laissés pour compte, à la maladie et sa cohabitation, au temps qui passe tout simplement.
Autant de thèmes anguleux qui nous rappellent combien nous sommes en vie !

 

 

 

 

 

 

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Dernier pas de danse

Dernier pas de danse

Dernier pas de danse

La peur n’est plus un frein,

Plus rien n’est incertain.

Je sors de ma cachette

Pour tout bas dévoiler

Mon idéal’ liberté.

Sans ambages se reflète,

Du tiroir à détresses,

L’après comm’ une promesse.

Elle apaise nos colères,

Nous éloigne de l’enfer

Et met fin à l’escale

Pour toucher les étoiles.

Quand les barrières s’effondrent,

Diaphane soulagement,

Se perdre dans

La nuit des temps.

Il n’y a rien de cruel.

L’intemporel

Est bien réel.

Sans distinction,

L’abnégation

Est ma raison.

Un dernier pas de danse

Pour rompre la cadence.

Du bout des doigts je vous effleure

Mais tout s’échappe enfin.

Plus rien ne me retient,

Je suis bien.

Pourquoi tant de tapage ?

Nous n’sommes que de passage.

Chaque pas nous mène vers

Les flammes ou bien sous-terre ;

Toujours vers la poussière.

Il n’y a pas d’énigme,

L’être se décline

Et nous porte dans l’infime.

Mais quand l’âme devient lasse

L’esprit demande grâce.

Il attend patiemment

Cette larme d’argent.

Pour répondre à l’appel :

Déployer ses ailes,

Se perdre dans

La nuit des temps.

Faut-il être aguerri

Pour l’accueillir,

Pour lui sourire ?

À chaque heure

On se meurt.

C’est mineur.

Un dernier pas de danse

Pour rompre la cadence.

Du bout des doigts je vous effleure

Mais tout s’échappe enfin.

Plus rien ne me retient,

Je suis bien.

L’armure tombe en lambeaux,

Je le vois de là-haut.

Tout s’émiette, tout s’effrite.

Je ris.

Ce dernier pas de danse

Devient ma délivrance.

12/05/2003

Paru dans « Le buvard des maux« 

Quand j’étais parolière…

Quand j’étais parolière…


Ecrire des textes de chansons fût un bonheur sans nom

Aujourd’hui j’en ai fait un recueil de poésie à défaut d’avoir pu les mettre en musique mais ce n’est pas le sujet ici.
Ce dont je veux parler c’est dans quel état je me trouvais pendant les phases d’écriture.

Je me revois devant mon écran ou ma feuille de papier et quand l’idée arrivait je partais la rejoindre. Difficile à expliquer sans passer pour une fada lol.
Pour faire simple, j’étais présente physiquement mais mon esprit était dans l’histoire que j’écrivais. Il visualisait tout, il ressentait tout, il était l’histoire en elle-même, il était chaque mot. J’entrais dans une bulle que rien ne pouvait percer. J’étais aux anges ! J’étais en transe. J’ai connu la transe de l’écriture durant toute cette période. Un bonheur infini, une exaltation sans limite. J’éprouvais un réel bien être pendant ces « absences ». Je ne sais même pas comment décrire ce sentiment. Je n’ai jamais su même l’instant d’après l’avoir vécu.

A l’époque mon mari m’avait dit après une séance d’écriture :
« le monde peut s’écrouler autour de toi tu ne le verrais même pas ! Je t’ai appelé tu ne m’as pas entendu, tu ne m’as pas vu entrer dans la pièce, t’étais juste pas là ! »

Plus tard j’ai ressenti ce sentiment de transe, pas aussi prononcé cependant, quand j’écrivais mes petites histoires courtes. Elles arrivaient spontanément et se laissaient écrire. C’est comme si je n’avais eu aucun effort à fournir. J’en reparlerai un peu plus tard dans un autre billet.

Et depuis ? 

C’est bien là le problème. Depuis il y a eu un arrêt brutal de moi écrivant des histoires. pratiquement dix ans sans écrire.
Enfin c’est pas tout à fait vrai, je n’ai jamais lâché mon stylo mais c’était plus l’intime, plus personnel. Des petits bouts de textes ici et là qui sans le contexte ne signifient rien.
Dix années où je me suis laissée happer par la vie m’entraînant dans ses bas pour me recracher beaucoup plus tard dans ses hauts.
J’ai depuis ressorti le conte que j’avais déjà bien entamé, démarré une histoire bien étrange sur les émotions, pris des notes issues de nouvelles idées mais la transe ne m’accompagne plus pendant que j’écris. Et elle me manque sacrément. Je la cherche, je l’attends mais aucun signe d’elle.

  • « Écris des textes courts alors ! » t’entends-je me dire.

Ce serait avec plaisir mais non. Je n’ai plus l’inspiration pour ce genre littéraire. J’ai tellement d’autres idées en cour que je ne me vois pas ne pas les terminer.
Bon, je mentirais si je disais que je n’ai pas tenté un autre poème mais ça n’a pas fonctionné. C’est trop laborieux et douloureux pour au final n’obtenir qu’un mot ou une phrase à peu près potable.

  • « Aurais-tu perdu la passion ? »

Je me suis posée la question, je ne te le cache pas. Mais si c’était le cas aurais-je toujours besoin d’avoir mon pot à stylos rempli, en serais-je encore noircir moult cahiers de phrases qui me passent par la tête, noterais-je encore toutes les idées qui tournent en boucle dans mon cerveau ?

Je ne perds pas espoir cela-dit. Je suis certaine qu’elle est là, pas loin. Elle réapparaîtra quand je m’y attendrais le moins.

 

As-tu déjà connu cet état de transe au moment de l’écriture ? Comment la définis-tu ? L’as-tu perdu à un moment donné ? L’as-tu retrouvé ? Comment ? Qui sait, ça m’aidera peut-être à retrouver la mienne !