L’anse et la tasse

L’anse et la tasse

L’histoire de l’anse et la tasse par Stephen King

Quoi de plus pertinent que de vous insérer directement le passage du Maître qui explique le mieux mon sujet du jour.

Parfois, une histoire arrive entière – terminée. En général, cependant, elles me viennent en deux parties : d’abord la tasse, puis l’anse. Et parce que l’anse peut ne pas se pointer avant des semaines, des mois, voire des années, j’ai une petite boîte dans un coin de mon esprit rempli de tasses inachevées, chacune d’elles protégée par cet emballage mental unique que l’on appelle la mémoire. Quelle que soit la beauté de la tasse, on ne peut pas partir à la recherche d’une anse : on doit attendre qu’elle apparaisse. Je me rends compte que la métaphore est plutôt minable, mais quand on parle de ce procédé qu’on nomme écriture créative, elles le sont quasiment toutes. J’ai écrit de la fiction toute ma vie, et pourtant je n’ai toujours pas pleinement saisi le mécanisme de la chose. Bien sûr, je ne sais pas non plus comment fonctionne mon foie, mais tant qu’il continue de faire son boulot, moi ça me va. Le bazard des mauvais rêves – Stephen King

Après avoir lu cette information venant tout droit du King je me suis félicitée d’avoir conservé toutes mes petites notes et autres débuts de rien dans un gros classeur gris, des pochettes défoncées par le temps ou des cahiers (petits et grands).

Immédiatement après cette auto-congratulation est survenu le découragement ! 

Comment allais-je pouvoir relier telle idée avec telle autre ?
Il faut tout relire, tout trier, tout classer pour de vrai… Un travail colossale m’attendait donc !
(cela dit en passant il m’attend toujours ce qui explique ma phrase au passé/présent/futur !)

ça va me prendre des jours entiers pour achever cette tâche qui d’un coup s’est transformée en corvée.
Pourtant je sais l’importance de le faire. Il y a peut-être des pépites dans tout ce fatras ou peut-être pas…

Voilà une nouvelle raison de faire cohabiter mes deux ennemis : la procrastination et mon censeur !

L’une me dit : trop de boulot, trop d’incertitudes, trop de temps à y consacrer et l’autre insiste sur les projets en cours qui n’avanceront jamais si je m’inflige cette besogne.
Les deux ont raisons et les deux ont tors.
Oui c’est de l’énergie et beaucoup de temps (à perdre ?) à dépenser. Mais si je reste avec ces seuls arguments alors au temps ne rien démarrer jamais car tout demande de l’énergie et du temps !
Ne rien entreprendre c’est laisser la place au doute.
L’unique moyen de savoir qu’il n’y a rien à en tirer c’est de le vérifier. C’est comme tout.

Maintenant je classe mes notes !

Et oui, j’ai appris au moins ça dans mon désespoir des notes éparpillées.
Bien mais alors maintenant comment je dois m’y prendre ? je vais pas rouvrir des pochettes ou moult classeurs !
J’avoue qu’à ce jour je suis bien en peine pour répondre à la question du comment s’y prendre. Mais y réfléchir c’est déjà mettre le pied à l’étrier. Et j’ai bien l’intention de trouver un début de réponse pour que ce me soit utile lors du grand tri/classement/relecture.

  • par longueur de texte ? non trop aléatoire
  • par thématique ? plus lisible oui
  • par genre ? ça veut rien dire. Pas assez précis.
  • par mots cléfs ? oui et non ! L’idée est loin d’être mauvaise mais un même texte peut en comporter plusieurs et il est hors de question d’en faire des photocopies ou autre scan !!!! A moins de noter tous les textes et d’en tenir une liste…

Avouez que ce n’est pas si simple.

Vous aussi vous avez des idées en pagaille notées un peu partout ? Mieux, vous êtes déjà organisé(e) ? Comment vous y prenez-vous pour les retrouver et les réutiliser ?
Utilisez-vous cette méthode de l’anse et de la tasse pour vos écrits ?

 

Mon censeur

Mon censeur

Voilà à quoi ressemble mon censeur. je l’ai tout de suite imaginé comme étant Satanas du fameux dessin animé « les fous du volant ».
Il en a toutes les caractéristiques : le regard en coin, le sourire malsain bref tout ce qui inspire confiance…

C’est quoi un censeur ?

Avant de vous en dire plus, je me dois de vous expliquer ce qu’est ce censeur.

Il ne s’agit ni plus ni moins de cette petite voix interne qui vous s’assure des petits mots pas très sympathiques qui vous mettent le doute ou vous confortent dans l’idée que vous avez de vous ou de votre travail…

Le censeur n’est rien d’autre qu’un sapeur de moral, un coupeur d’élan.

A vous de le nommer, à vous de lui trouver un visage, à vous de prendre le temps de trouver dans quel espace de votre cerveau il se cache quand il vous parle.

Parlez-lui !

Maintenant que vous savez qui il est, qu’il n’est pas qu’une petite voix, commencer à lui répondre quand il s’adresse à vous.
Par exemple s’il vous dit que « ce que vous écrivez c’est pas mal m’enfin ça casse pas des briques, que ça vaut peut-être pas la peine de continuer » n’ayez pas peur de lui rétorquer : »ouep t’as raison c’est pas mal ! Il faudra retravailler tel ou telle partie mais là j’en suis à tel passage. J’y reviendrai plus tard. »

N’hésitez pas à construire un vrai dialogue avec ce Satanas qui ne vous veut pas que du bien, vous verrez qu’il finira par beaucoup moins intervenir.
Prenez de l’assurance et il se fera moins encombrant.

Maîtrisez-le

Mais attention ! Le censeur peut aussi être de bon conseil notamment quand il pointe un détail, ou un passage ou une construction dans votre travail. Quand on sait dialoguer avec lui il devient alors celui sur qui on peut compter. Il suffit de l’apprivoiser !

Je vous conseil un excellent livre qui en parle merveilleusement en plus de nombreux autres conseils : Libérez votre créativité de Julia Cameron A mettre entre toutes les mains !!!!!

 

Et vous, quel petit nom avez-vous donné à votre censeur ? Avez-vous remarqué un changement depuis que vous lui parlez ?