Je vais faire mon petit bilan réseaux sociaux et notamment sur la notion de visibilité sur Facebook et Twitter mais principalement Facebook.

 

J’ai dû louper un truc dans le concept “réseaux sociaux”

Personnellement je ne suis que sur facebook et twitter et c’est déjà bien de trop quand on n’est pas sociale. C’est mon point de vue.

Et encore, j’y vais quand j’y pense ou que je veux me détendre 2 minutes (je rappelle que je ne regarde pas la télé, cette invitée là me ressort par les yeux mais ce sujet fera parti d’un autre billet un jour).

Pourquoi j’y suis donc ? te demandes tu.
Ben honnêtement je me pose la question. Excepté pour être en contact avec mes amis (les vrais, ceux que je côtoies dans la vie et avec qui je partage une soirée raclette ou un bon film au ciné) je ne parle pas aux gens. Ça doit venir de mon éducation et du temps où ma maman me répétait de ne pas parler aux inconnus. Le message est bien passé et bien ancré : je ne parle pas aux inconnus et je montre l’exemple à mes enfants.

Le chapitre famille étant clos je poursuis avec mon incompréhension du système. Certains crieront incompétence ! Oui d’accord si tu veux mais à mon avis les deux sont liés.

A défaut de répondre à la question du pourquoi je vais répondre au “comment je suis arrivée là” parce que c’est bien moi qui ait créé mes comptes.

J’en suis arrivée là parce que je suis auteur. Une parmi tellement d’autres. Et des tellement d’autres parmi tellement d’autres qui proposent leur propre spécialité et ainsi de suite.

Je m’égare Edgard. Reprenons. Je suis auteur et en tant que tel, il faut de la visibilité sur le monde extérieur. Pour ce faire il existe des outils tout plein de bonnes intentions (les pédophiles peuvent en témoigner) pour m’aider dans ma tâche, ils se nomment réseaux sociaux et blog.
Jai fait les deux simultanément. Curieusement je me sens sacrément plus à l’aise avec le deuxième outil qu’avec le premier.

Avec le blog, je suis chez moi. La porte est ouverte à qui veut me rendre visite, que ce soit régulièrement ou occasionnellement.

se faire des amisAvec les réseaux sociaux… c’est à moi d’enfoncer des portes, de faire du copinage avec des gens dont je me fou royalement (je vais me faire des potes là, non ?), d’être intrusive à coup de billets jusqu’à l’écœurement, de répondre à des commentaires qu’on me laisse sur ces mêmes billets, de faire des commentaires sur les billets des autres que je ne connais pas pour se faire bien voir ou je ne sais pas trop quoi. Personnellement, je laisse un commentaire non pas à quelqu’un mais à un billet qui a fait naître une réaction chez moi. Je regarde pas plus loin que ça, j’ai pas le temps, pas l’envie, pas la motivation d’être plus attentive.

 

Tout le monde veut être AMI avec tout le monde.

Rien que le mot “ami” me fige sur place. Quelle dévalorisation d’un mot à la connotation si forte et si belle. Bref.

J’ai été très bien conseillée, parfaitement guidée pour avoir plein d’amis. J’ai commencé par invité des gens sur mon compte fb puis ensuite sur ma page fb (je comprends toujours pas à quoi sert d’avoir une page quand on a un compte m’enfin…) puis de fil en aiguille ce sont les amis des amis qui m’ont envoyés leur invitation. Truc de dingue, une vraie folie douce.
Aujourd’hui je ne sais pas combien j’ai d’amis mais il y a quelques jours j’ai regardé distraitement le chiffre et quand je l’ai vu j’ai éclaté de rire. Ça veut tellement rien dire, ça rime tellement à rien, c’est d’un ridicule ! Mais c’est pas le pire. Hé non, j’ai trouvé une absurdité bien plus grande qu’un simple chiffre.

Les auteurs (je parle d’eux car j’en suis et que je vois comment ça se déroule) font des demandes d’amis à d’autres auteurs ! Quelqu’un peut m’expliquer la logique du truc ?

 

Des demandes purement intéressées soyons honnêtes.

visibilité noyéePourquoi toutes ces demandes ? Pour être vu par ses amis et les amis des amis qui ne sont pas encore les tiens. On est donc bien dans la logique de la visibilité complètement noyée dans le flux des notifications de tout le monde.

Sachant cela, comment un auteur peut-il se démarquer des autres auteurs en n’ayant pour amis que des auteurs qui eux même sont auteur et ont pour amis des auteurs qui eux-mêmes… c’est le chien qui se mord la queue !!!! D’une aberration sans borne !

Si encore on se refilait des astuces ou s’il y avait un réel partage qui soit autre que du vide je comprendrais mais ce n’est pas le cas.

“Mon livre va sortir, mon livre est sorti, qui veut commenter ? qui l’a lu ?” J’en ai rien à carrer ! Mais alors rien de rien.

Qu’on se fasse des amis en lien avec l’écriture (maison d’édition, chroniqueurs, lecteurs) est beaucoup plus cohérent et donne un sens à tout ce semblant d’excitation facebook.

Qu’on s’invite dans des groupes ou gens qui sont à des années lumières de l’écrit est, selon moi, beaucoup plus intéressant puisque c’est le meilleur moyen de se démarquer totalement de l’activité proposée initialement.  

 

Durée de vie d’un post

La visibilité est éphémère. Jusque là personne n’apprend rien mais ça devient débile quand on sait que sur facebook un post sur dure environ 14h et sur Twitter 4h !
Une étude à été faite sur le sujet, je t’invite à la regarder ici
Il faut programmer à tout va, y passer des heures pour être certain que le message passe !!!

De toi à moi, je préfère largement m’amuser sur mon blog quand mon stylo veut se ressourcer ou être dans la vie avec des vrais gens, des vrais arbres, des vrais aliments etc…

 

Ce que j’ai appris de Facebook

FB n’est qu’un espace de compétition et je n’aime pas la compétition.
Personne ne s’intéresse à personne (moi la première), tout le monde fait sa pub sans lire celle du voisin. Toutes les publications sont écrasées par les suivantes. Tout est noyé dans le flux d’informations qui n’a de cesse de grossir. Il faut un maximum d’amis pour que nos propres informations touchent un minimum de gens mais ces mêmes amis nous envois leurs propres infos et très vite on ne sait plus où on a lu quoi. Si on doit suivre tout le monde on y passe nos jours et nos nuits sans rien faire d’autre. Si on veut faire sa pub il faut y passer une journée complète hebdomadaire. C’est une organisation de dingue que de contacter tous les groupes dans lesquels on veut poster notre actualité.

J’ai tranché, j’ai autre chose à faire de beaucoup plus intéressant et d’enrichissant : écrire.

 

Pourquoi j’ai perdu mon temps ?

Voilà 6 mois que je m’oublie pour faire de la promo qui ne sert à rien, ce n’est pas mon boulot, ce n’est pas mon métier, ce n’est pas de mon cursus. Je n’y connais rien et c’est une activité qui me gonfle. Je n’ai pas d’amis dans le domaine je n’ai aucune connaissance non plus mais je me refuse de faire des courbettes pour m’assurer les bons plaisirs de quelques autres.

C’est pas mon monde c’est pas comme ça que je conçois l’écriture. Mon rôle est d’écrire, faire glisser mon stylo sur le papier, faire cliqueter les touches de mon clavier. Je vais reprendre mon activité principale : écrire des histoires.

 

Et twitter alors ?

C’est encore autre chose. J’y vais quasiment jamais. Pourtant je trouve cette communauté moins intrusive, moins agressive. Les billets (twitte) défilent à toute vitesse. On est davantage noyés dans le flux des uns et des autres mais il y a moyen de se faire démarquer plus simplement.

J’ai d’ailleurs vécu un moment extraordinaire sur twitter cet été.

Je tue il sur twitterJ’avais posté le texte court “je tue il” et une nana y a répondu comme s’il s’agissait d’une correspondance. Je ne la connais pas. Je n’ai aucune idée de qui elle est mais nous avons échangés sous forme poétique avec pour base de départ un texte posté pour qu’il soit vu.

Ce simple échange a été une vraie joie car il symbolise à lui seul tout ce que j’attends des réseaux sociaux. Un partage, un vrai. Une réciprocité constructive qui élève un ou plusieurs individus. J’ai adoré ce moment.

L’amour des mots et des textes doit conduire à ça et non à un nombrilisme collectif.

 

Je ne suis qu’un simple auteur qui ne triche pas avec des travers

Je n’ai rien d’autre à vendre ou à proposer que ce que j’écris. Je n’ai ici pas de solution miracle pour vos problèmes d’écritures ou vos problèmes tout court. Je suis auteur, par professeur, ni donneur de leçons, ni voyante.
Je ne m’en cache pas et ne m’en suis jamais cachée. je suis ce que je suis sans masque, sans filtre.

Facebook n’est pas fait pour moi. Le blog oui. Twitter un peu.

Je ne comprends que la stratégie du blog, même si j’ai encore beaucoup à apprendre sur lui, je comprends qu’il doit être lié aux réseaux sociaux puisque ça doit former un tout mais je ne comprends rien à comment tout ça fonctionne en toute logique individuellement.

J’en entends déjà dire, elle est dépassée la gonzesse ! Je confirme, je suis dépassée et j’ajouterais que surtout je ne suis pas intéressée.

 

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