Au lecteur unique

Il y a des moments d’intense lassitude, de doutes profonds, de découragements écrasants.

Ces moments là je les ai vécus tout dernièrement. Je me demandais à quoi bon s’évertuer à vouloir absolument cette régularité ? Pourquoi donner plus que ce que je n’ai à proposer ?
J’étais prête à me faire plus discrète que je ne le suis déjà. Et puis, un soir on regarde ses statistiques et on tombe des nues. Un sourire se dessine aux coins des lèvres, on se redresse et on comprend que même s’il n’y a qu’un seul individu que tout cela peut intéresser, c’est un individu à contenter.
Vous êtes peu à me faire part de vos remarques. Des fidèles, des visiteurs que je ne reverrai probablement pas. Peu Importe en vrai. Les statistiques me montrent que mon blog est visité, les commentaires me prouvent que vous vous êtes intéressés un minimum à un article. Le tout me tire vers le haut et me pousse à continuer car mon travail n’est pas vainc.
Combien même il n’y aurait qu’un seul lecteur, je me devrais de continuer pour lui seul.

Finalement je me rends compte que ce cocon intimiste me convient plutôt bien. Je peux prendre le temps de vous répondre. Que ce soient pour vos commentaires ou vos messages mails, j’ai du temps (un peu) pour vous. Je n’ai nullement l’impression d’être dans une chaîne purement marketing qui me révulse rien que d’y penser.

Trop de monde pense en euros, moi je pense en partage, en échange et en plaisirs de faire ce que je fais comme je le fais. Je suis riche de ma liberté, je suis riche de vous lire, je suis riche de vivre tout simplement et cette richesse là n’a pas de prix. Alors tant pis si les idées d’articles qui arrivent sur le tard prennent du temps à s’écrire. Tant pis si je ne respecte pas mes propres délais avec eux. Tant pis parce que je ne suis pas en reste.

Pourquoi continuer ?  Pourquoi m’évertuer à donner plus que ce que je n’ai déjà sous le coude ? Parce que tu es têtue, me répond une petite voix. Parce que tu aimes ça, me répond une autre. Parce que tu es fidèle à toi-même, me répond une troisième.

Peu importe la ou les raisons, une chose est certaine je n’abandonne pas parce que que, quelque part, il y aura toujours ce lecteur unique.

 

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4 commentaires / Quel est ton avis sur cet article ?

  1. L’écriture est un travail qui se fait dans la solitude. Tous les personnages et décors qui font naître nos histoires emplissent déjà tellement notre monde. et puis j’ai aussi compris qu’on est seul seulement si on décide de l’être. et moi je ne suis pas seule, je suis entourée de vie 🙂 Bon courage à toi Léa

La parole est à toi :)

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