Tu me manques

Tel une larme, en chemin perdu, le stylo s’est tu.
J’ai le respect des silences mais je le dis : Tes mots me manquent.

Je sais n’être rien, je l’ai toujours su et ne m’en offusque pas.
Alors à quoi bon fuir quand je connais déjà tout de l’absence ?
Dessines-moi des signes, des sigles, des boucles sinueuses qui font tant de bien quand elles donnent à lire, à réfléchir.
Fais couler ton encre, encore, sans y mettre ni point ni suspension.
Sans toi, combien de feuilles et de cahiers seraient vides d’histoires ?
Souviens-toi, on s’entend plutôt bien et même si je me languis de ton retour, je te laisse prendre le temps car tu n’es pas de ceux que l’on jette sans même penser ce geste.

 

 

1+

2 commentaires / Quel est ton avis sur cet article ?

La parole est à toi :)

%d blogueurs aiment cette page :