Dernier pas de danse

Dernier pas de danse

La peur n’est plus un frein,

Plus rien n’est incertain.

Je sors de ma cachette

Pour tout bas dévoiler

Mon idéal’ liberté.

Sans ambages se reflète,

Du tiroir à détresses,

L’après comm’ une promesse.

Elle apaise nos colères,

Nous éloigne de l’enfer

Et met fin à l’escale

Pour toucher les étoiles.

Quand les barrières s’effondrent,

Diaphane soulagement,

Se perdre dans

La nuit des temps.

Il n’y a rien de cruel.

L’intemporel

Est bien réel.

Sans distinction,

L’abnégation

Est ma raison.

Un dernier pas de danse

Pour rompre la cadence.

Du bout des doigts je vous effleure

Mais tout s’échappe enfin.

Plus rien ne me retient,

Je suis bien.

Pourquoi tant de tapage ?

Nous n’sommes que de passage.

Chaque pas nous mène vers

Les flammes ou bien sous-terre ;

Toujours vers la poussière.

Il n’y a pas d’énigme,

L’être se décline

Et nous porte dans l’infime.

Mais quand l’âme devient lasse

L’esprit demande grâce.

Il attend patiemment

Cette larme d’argent.

Pour répondre à l’appel :

Déployer ses ailes,

Se perdre dans

La nuit des temps.

Faut-il être aguerri

Pour l’accueillir,

Pour lui sourire ?

À chaque heure

On se meurt.

C’est mineur.

Un dernier pas de danse

Pour rompre la cadence.

Du bout des doigts je vous effleure

Mais tout s’échappe enfin.

Plus rien ne me retient,

Je suis bien.

L’armure tombe en lambeaux,

Je le vois de là-haut.

Tout s’émiette, tout s’effrite.

Je ris.

Ce dernier pas de danse

Devient ma délivrance.

12/05/2003

Paru dans “Le buvard des maux

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