Le vrai titre devrait être “bilan de fin d’année” mais tu n’y comprendrais rien puisque c’est la fin novembre et qu’en temps normal une rétrospective se fait en décembre.
Ce billet n’aurait-il donc pu attendre 15 jours ou un mois pour être posté ? Il aurait pu en effet mais il a déjà un mois et demi de retard…

Pourquoi un bilan avant l’heure ? 

La question exacte serait plutôt pourquoi un bilan après la date anniversaire ?
Alors, oui, je sais que ce blog là existe depuis janvier de cette année mais il a véritablement démarré en mars. Ce que tu ne sais pas c’est qu’avant d’arriver ici j’avais fait une 1ère tentative (un brouillon si tu préfères) sur une autre plate-forme début octobre 2016.
L’idée sur mon projet blogueuse n’était pas bien définie, la plate-forme n’offrait que peu de possibilités et fonctionnalités j’ai donc rapidement mis fin à ce premier essai. Mais je ne le renie pas. Sans lui, peut-être qu’ici n’existerait pas…


 

 

C’est en listant tout ce que j’avais fait, appris que je me rends compte du travail effectué.

Je n’en avais pas conscience concrètement avant de le noter. Moi qui disais encore il y a peu “j’ai rien foutu de mon année” ben j’avoue que là je ne suis pas peu fière de moi. J’ai tout construit avec mes mains, ma tête, mon stylo.

J’ignorais que durant cette année je mettais le contact en construisant les fondements de ce qui suivra dans les mois et les années à venir. Maintenant je peux enclencher les vitesses. J’ai une idée précise d’où j’ai mis les pieds. J’ai réalisé d’où je suis partie (de rien avec des textes éparpillés ici et là) et où j’en suis aujourd’hui (sur la ligne de départ grâce à un apprentissage d’un monde dont j’ignorais tout). J’étais stagiaire solitaire, je peux envisager d’aller plus loin tellement plus loin.

Cette prise de conscience me rend tellement heureuse.
Je me croyais morte, enfermée dans ma solitude que j’aime tant et je vois, couché là sur le papier, combien j’ai été vivante ces 12 derniers mois. Je suis plus vivante que jamais. J’ai enfin ouvert les yeux et j’ai pu voir et comprendre comment tout ça fonctionne.

Je n’ai plus peur puisque j’ai déjà passé les étapes difficiles sans même m’en rendre compte. Je n’ai plus aucune raison d’avoir peur. J’ai vu !

Peu importe ce que je suis aux yeux des autres, peu importe ce que je suis à mes yeux puisque je suis. JE SUIS ! J’existe tout simplement.
Je dois à nouveau remercier mon stylo qui a eu cette idée lumineuse d’écrire les premiers mots : blog, publications.
Je remercie plus discrètement mais plus fort aussi Gabriel qui me surveille de près sans jamais dire un mot.

Une liste longue comme le bras

Lancement et découvertes

Création du blog

Avant de lâcher mon précédent blog où je me faisais la main il m’a fallu me familiariser avec la technologie de celui sur lequel je travail aujourd’hui et autant te dire que ce fût loin d’être une sinécure ! Ça ne l’est d’ailleurs toujours pas… mais on s’apprivoise.

Il a ensuite fallu faire le choix de la ligne éditoriale ou du contenu sur le long terme. Là encore les débuts ont été difficiles. Mais dès lors que j’ai trouvé le truc où je me sentais vraiment bien ça s’est fait tout seul.

Ce qui ne veut pas dire que le truc où je suis pépère dans mes chaussons convienne au plus grand nombre. C’est là où, encore aujourd’hui, je cherche à mieux me rapprocher des attentes de mes lecteurs et de mes visiteurs.
Une idée a germé dans ma tête, je la laisse grandir pour proposer quelque chose de propre et de fini. Mes abonnés seront les premiers informés de cette transformation si elle doit prendre concrètement forme…


Familiarisation avec les réseaux sociaux

 Qui dit blog dit réseaux sociaux. Je ne reviendrais pas sur ce que j’en pense, j’ai déjà écrit sur le sujet ici et . Je fais pourtant parti de ce flux… et autant j’en ris presque aujourd’hui autant crois moi ça n’a pas toujours été le cas. Je me suis arrachée quelques cheveux avant de tout comprendre. Attention ! Ça ne veut en rien dire que je m’y fais, loin de là. Si je pouvais m’en passer ce serait avec un plaisir non dissimulé que je quitterais tout ce flot de paraître à deux balles.
Il n’en reste pas moins que pour faire un peu de publicité il faut y passer

Apprentissages

Vient enfin le plus intéressant : l’apprentissage de l’auteur autoédité.
Je me revois, il y a un peu plus d’un an, complètement paniquée avec mes textes dans l’écran pour la création du buvard des maux. Une vraie aventure. Je transpirais à grosses gouttes !!!
Il fallait créer la couverture et s’occuper de la 4ème de couverture. Rien qu’à ce stade j’avais des crampes d’estomac. Heureusement un ami, Claudy Poix, a eu l’extrême gentillesse de me proposer de me décharger de la 2nde partie du boulot.

              La publication e-book a ses codes, son format d’image et j’en passe. J’ai cru tout abandonner la première fois que j’ai vue le chantier à monter ! J’avais tellement peur de me planter quelque part que toutes les explications auraient pu être écrites en une langue inconnue que ça m’aurait fait le même effet. Des phrases simples à la lecture se clôturaient par un “je comprends rien” larmoyant de ma part.  Quand enfin on est d’accord aussi bien avec le travail qu’on a en tête et celui qu’il y a dans l’écran arrive LE moment où il faut valider la publication. De mémoire c’est là que j’ai été prise de nausées !

                La publication papier a des codes normalisés si je peux dire. Pas forcément plus simples pour autant mais plus compréhensibles (à mes yeux). Cette fois plus de crainte mais de la certitude. Cette fois plus de nausée mais un plaisir indicible.

Malgré tout, le format papier est un arrache cheveux (si si je t’assure que quand tu le vis tu comprends l’expression) car il faut faire le choix du format : A5, poche, broché, collé, couleur ou pas etc… C’est là que tu sens la panique monter ! De mes erreurs j’ai appris aussi et j’en suis très heureuse car je sais quel format choisir selon mes futurs projets. Rien n’est jamais inutile.

Les imprimeurs comme lulu.com ou les plate-forme de vente telle que Amazon proposent de fournir l’ISBN (le code barre du livre). Pendant que je me battais avec la création de l’e-book j’avais demandé mes ISBN auprès de l’AFNIL donc j’avais déjà les miens en main. J’ai préféré suivre toutes les étapes une à une pour me faire à l’idée que j’allais publier.

La BNF est un passage obligatoire si tu publies et vends ton bouquin papier. Je peux te promettre que j’ai été super fière quand j’ai reçu mon numéro pour le buvard des maux après publication papier. Mon bouquin est enregistré à la Banque Nationale de France. Hey ! sérieux ça claque pas ça ?

                 La publicité, est une véritable torture pour moi. Après m’être informée et après avoir commencé quelques démarches il faut que je saute le pas pour être visible ailleurs que dans mon salon ! Pour moi c’est un vrai défi que je me dois de relever. Là encore je ne peux compter que sur moi-même et j’ai débroussaillé un tout petit  peu le chemin. Il ne me reste plus qu’à l’emprunter…

 

Les immuables

Alors oui, dans ma liste je ne peux et ne veux omettre ce qui a été frappant durant cette année de création.

                Les fidèles d’abord. Les amis, la famille. Ceux là même qui t’encouragent même s’ils se foutent royalement de ton activité mais qui ont plaisir à voir le tien (de plaisir). Les amis que ça intéressent mais ne voient que le produit fini (je ne crache pas sur eux, loin de là qu’on soit bien d’accord). Et enfin tous ceux qui sont à tes côtés jours et nuits.

Grosse pensée pour Fanny avec qui j’ai partagé et partage encore nombre de galères bloguesque ! Je crois ne pas exagérer si je dis que dans cette folle aventure l’une est le pilier de l’autre et inversement.

 

                Les surprises. Ici je parle des rencontres extraordinaires que cette folle aventure justement m’a permis de faire. Parfois éphémères, parfois durables, toutes sont empruntes d’humanité. J’ai beaucoup de reconnaissance pour mes abonnés qui me suivent. Certains depuis le début. Merci, merci, 1000 fois merci.

 

Conclusion

Écrit comme ça, toute cette liste semble dérisoire et je m’en rends compte. Mais en réalité cette pseudo dérision représente en vérité un travail titanesque. C’est beaucoup d’heures passées devant l’ordinateur à ne rien faire d’autre, c’est beaucoup de “fausses” frayeurs, c’est beaucoup de lâché prise quand rien ne va comme on voudrait, c’est beaucoup de questionnements sur ce qu’il faut faire et comment il faudrait le faire…

Le “tout abandonner” a été plus que fréquent mais je n’ai rien lâché et j’ai pu publier deux recueils. Ils ont été mes premiers tests et je suis heureuse d’avoir démarré avec eux. Maintenant je peux attaquer du plus volumineux. Enfin quand je dis attaquer c’est une façon de parler puisqu’il y a longtemps que c’est attaqué, j’en suis à une phase plus avancée.

Même si ça semble présomptueux, oui je suis fière de moi, fière d’avoir accompli tout ça. Je peux dire en regardant les 12 derniers mois :

Non ! Je n’ai pas rien foutu cette année.

 

 

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