Le blog d’un coup d’oeil

Le blog d’un coup d’oeil

Tu connais le Bullet journal ? Tu en tiens un ?

Moi aussi (enfin presque) et depuis peu. Attends, reste, je ne fais pas un article « style life », je n’ai pas changé de ligne directrice. Laisse-moi t’expliquer.

Le bullet journal, comme tu le sais, a pour but de planifier quotidiennement, hebdomadairement, mensuellement et annuellement les choses de notre vie avec des codes bien spécifiques.

Si tu n’y connais rien je t’invite à prendre connaissance de quoi il s’agit en visitant le site de vie de miette qui explique parfaitement le fonctionnement, le rôle et tutti quanti du fameux bullet journal. Tu pourras en trouver beaucoup d’autres en faisant une recherche sur google. Les exemples ne manquent pas.

Pour ma part, je suis du genre bordélique de haut niveau ! Mais uniquement pour les affaires qui ne m’intéressent pas. En revanche, je sais parfaitement où j’en suis pour ce qui m’intéresse. Mais ici je ne parlerai que d’écriture. Et ne pense pas que je suis éparpillée dans mes travaux juste que j’avais besoin de faire le point.

Écriture, bullet Journal, quel rapport ?

Excellente question !

Je me suis servie du bullet journal comme exemple pour l’utiliser dans le contexte qui me concerne.

Comment je m’y prends ? Je tiens 3 fichiers excel pour le blog.

1- Un fichier annuel

J’y note tous les articles hebdo publiés par catégorie.

Lors de sa mise ne place en juillet dernier je me suis aperçue que certaines semaines je publiais plus de deux articles. Parfois ça allait jusqu’à 6 dont plusieurs dans une même catégorie !
A ce rythme là, si j’avais continué dans cette lignée, je me serais vite essoufflée.

 

Je ne fais la course contre rien ni personne mais je dois tenir le cap.

Ce fichier annuel me permet d’avoir une vue d’ensemble générale.

2- Catégories et articles publiés depuis la création du blog.

Cela me permet de retrouver les sujets traités et m’évite les doublons. Mieux, si j’ai de nouvelles infos sur un sujet déjà traité je sais le retrouver illico et il m’est plus évident de le compléter tout en s’y référent.

 

 


3- Articles en réserves 

(identique au 2nd) avec une annotation particulière : écrit, partiellement écrit, idée à travailler.

Il faut savoir que certains articles sont écrits depuis longtemps voire très longtemps. Par exemple « Gestuelle thématique de Nathalie Lesage » existe depuis 2009 ou encore « Une rentrée gravée à jamais » est écrit depuis 2012. Il y en a quelques uns qui étaient prévus pour le blog mais que j’ai insérés dans le livre « Amour, où es-tu ? » parce que je trouvais qu’ils collaient avec la thématique.

Pour les 2ème et 3ème fichiers j’ai inclus une sorte de statistique qui m’indique le nombre d’articles par catégorie et le nombre total d’articles ou idées existants.
Effectivement, il y a des catégories qui restent en marge statistiquement comme projets et publications pour une raison qui semble évidente.
La vuouïthèque est la catégorie la plus « active » si on regarde bien. Alors oui, c’est plus simple d’utiliser ce qui existe déjà mais de mon point de vue il s’agit, en plus d’un divertissement, de te partager mes sources d’inspiration. C’est ce qui me permet de m’évader pour créer mes histoires, textes courts ou les inédits (espace V.I.P).

 

 

 

 

 

Avais-je vraiment besoin de ça ?

Oui ! ça me repose la tête. Je vois où je vais et ce que je fais. Ça m’encourage à pratiquer la (presque) méthode pour écrire mes histoires (livres). J’ai bien un plan détailler pour chacun d’entre eux mais grâce à ce tableau j’ai une vue globale de l’avancement de mon sujet. Je fonctionne au visuel et c’est un moyen comme un autre de s’encourager quand on voit l’avancée de son travail.


Pourquoi je raconte ça ?

J’en sais rien. Peut-être parce que j’ai l’envie de tout laisser tomber et que je me raccroche aux branches comme je peux, que je cherche des raisons de continuer, que je m’auto-motive.

 

Trouver SA méthode d’écriture !

Trouver SA méthode d’écriture !

Ma zone de confort

J’ai tellement d’aisance à écrire des textes courts à la rime facile.
Ce n’est même pas un exercice pour moi, c’est juste le prolongement de mon bras.
Je n’ai pas à réfléchir, je n’ai pas à me poser mille questions. Les mots viennent d’eux-mêmes se poser sur le papier. Ils me prennent tellement peu de temps à s’écrire que c’est à la limite du naturel inquiétant. Ceux qui sont sur ce blog, par exemple, me prennent en tout et pour tout 15 minutes de rédaction maximum.
Les textes un peu plus longs comme certains de l’espace abonné ne me demandent pas plus d’une heure grand max.
Parfois c’est bon, parfois non mais tous existent.

Mes interrogations

Moi qui freine la longueur de mes mails pour ne pas les transformer en lecture de 15 pages, me voilà à ne pas réussir à écrire une histoire !

Des textes, comme je l’ai déjà dit et répété, j’en ai beaucoup. Mais avoir beaucoup de textes ne signifient pas que je puisse en faire des publications à l’état brut ! Ha ben non, ou alors ce serait des publications de brouillons, de textes inachevés, dans tous les cas des textes non travaillés.
C’est peut-être vendeur mais, à moins de s’appeler Stephen King, je vois pas bien quel public ça peut intéresser.

Pourquoi est-ce si simple d’aligner les mots pour de la poésie et pourquoi je rechigne à écrire des histoires, des nouvelles, qui me tiennent à cœur ? Pourquoi ce qui est si évident dans un cas devient problématique dans un autre ?
Qu’est-ce que je loupe ? Qu’est-ce que je n’ai pas compris ?
Qu’est-ce que je trouve de compliquer à écrire sans rime, dans un espace plus long qui ferait une histoire même courte ? Pourquoi est-ce que je trouve cette « formule » inconfortable ?  Qu’est-ce qui me gêne dans cet exercice qui me demande un effort ? Pourquoi est-ce que ça me demande un effort ?
J’ai fini de me torturer l’esprit avec ces questions : Suis-je faite pour écrire autre chose que de la poésie ? Ais-je les compétences pour être auteur ? Sais-je seulement écrire ? Dans quel état gère encore une fois…

Je pense avoir trouvé un début de réponse.

Je dis sans certitude aucune que c’est un début de réponse  parce qu’il me faut la tester avant de pouvoir affirmer que c’est LA solution.

Sur les conseils d’une consœur d’atelier, j’ai posé ces questions avant de sombrer dans le sommeil alors que je m’apprêtais à dormir puis une question en a amenée une autre puis une autre etc.
Et là j’ai compris ce qui suit.
Mes petits textes courts me viennent naturellement comme expliqué plus haut, et tout ce qui touche à l’écriture en général se fait spontanément.
Le seul moment où je réfléchis à comment je dois écrire c’est quand je me mets à faire une histoire.
Le seul moment où je m’interroge sur le pourquoi du comment de mon texte c’est quand j’écris une histoire.
Et le seul écrit que je n’aboutis pas c’est cette fameuse histoire pour laquelle je m’interroge trop, pour laquelle je m’interroge tout court.
Je veux tellement bien faire qu’au bout du compte je ne fais rien dans la durée.
J’ai pris conscience que j’attendais de mon premier jet une version finalisée.
Le dernier atelier d’Anaël a une fois de plus ouvert des portes. Je suis juste un peu longue à la détente mais ça c’est pas nouveau.
Lors de ce même atelier j’ai compris la subtilité de ce fameux premier jet, mon cerveau avait besoin de l’assimiler pour l’appliquer dans ma réalité.

Association atelier/expérience

Je me suis alors souvenue d’une expérience qui date de l’année dernière. Je passais le week-end chez un ami que je vois peu. Il fait de la photo noir et blanc. Prise de vue, tirage et développement bref la totale dans son atelier photo (labo ?)
Je lui ai posé nombre de questions et il m’a mise à contribution pour que je comprenne de quoi il parle. J’ai donc fait mes premiers développements à ses côtés.

A l’évocation de ce souvenir – qui m’est apparu sans trop savoir pourquoi – une évidence s’est imposée à moi. L’écriture n’est autre qu’un développement photo. Il y a le choix du filtre, la lumière, le temps de pause dans les bains et j’en passe (je connais pas les termes et je voudrais pas passer pour la noob++ de la pellicule). J’avais besoin  de cette expérience concrète où j’ai pu décomposer chaque étape de la réalisation (toucher de mes mains, manipuler, tester des filtres, choisir des temps de pause…) avant de voir la photo apparaître sur le papier.

J’ai trouvé l’image, la métaphore, qui correspond à ce que je fais. Et cette image va m’aider à avancer dans mon travail d’écriture d’histoires.

Je dis donc gratitude, infinie gratitude pour l’assemblage de tous ces éléments qui mit bout à bout me donne une vision plus claire de ce que je fais, de ce que je dois faire et comment je dois le faire.
J’avais juste besoin de me rappeler qu’il faut trier les informations et les adapter à ce que je sais déjà faire.

Voyons voir maintenant s’il est toujours inconfortable pour moi d’écrire une nouvelle. Je vais démarrer par petit pour vérifier ma théorie, en ciblant un texte d’une dizaine de pages.

Je sais que je peux le faire.

 

Parlons d’atelier d’écriture

Parlons d’atelier d’écriture

C’est toujours bon d’avoir un bon guide.

Je sais que je sais écrire.
Je sais aussi que dans ce domaine (entre autre mais c’est celui-là qui nous intéresse) j’ai des faiblesses, des doutes et un grand manque de confiance en moi.
Il n’y a pas de honte, ni de gêne à être aidé dans son travail. Au contraire, beaucoup de satisfactions en découlent et le travail avance plus rapidement.

Voilà pas loin d’un an que j’ai pris la décision de me prendre en main en acceptant de faire confiance à quelqu’un qui pouvait lever certaines de mes barrières. Ce quelqu’un s’appelle Anaël Verdier.
Je n’ai jamais caché que je participe à ses ateliers de coaching en écriture rondement menés sur Seshat.
Si tu penses que je fais sa pub, laisse moi te répondre oui et non.
– Non parce qu’un article qui lui soit spécialement dédié est prévu,
– Oui parce que comment parler de ce qui suit sans le nommer.


Mais qu’est-ce qu’un bon guide ?

Un bon guide est quelqu’un qui n’a pour seule ambition que celle de t’élever, te porter vers le meilleur chemin pour toi. Il sait trouver les failles (les tiennes tant qu’à faire) et les mots pour te les expliquer.


Atelier du samedi 15 juillet 2017


Fonctionnement

Le but du « jeu » est de voir son propre texte lu en direct lors d’un atelier et corrigé sous forme de relecture par notre bon Anaël.
Sont alors pointées les erreurs qui malmènent le texte présenté, est expliqué pourquoi ça ne marche pas et comment résoudre ce problème, est encouragé ce qui fonctionne et pourquoi ça fonctionne. Je vous le concède ma phrase est à classer dans le top 10 des phrases pourries, mais l’idée principale y est. L’exercice est complet et ô combien enrichissant.

D’autres auteurs ont fait l’expérience avant moi, je devais oser moi aussi tant les retours sur texte ont été bénéfiques rien qu’en étant spectateur.

Ps : Tous les ateliers ne tournent pas autour des textes des uns et des autres, grand non, certains seulement sont ciblés sur notre travail.

 


Préparatif

J’ai, comme à mon habitude, pris le temps avant de rendre ma copie. Non par peur de voir mon égo se faire laminer mais simplement parce que je devais trouver le texte pour lequel maintes questions sur comment l’améliorer me turlupinaient.  Je devais aussi accepter cette mise à nue devant les participants mais surtout devant « celui qui sait ».

J’ai fini par me lancer.


Jour J

Je trépignais d’impatience. J’avais mille questions sur le déroulement de ce nouvel atelier. Mon texte allait-il être travaillé aujourd’hui ? Si oui, quel serait le regard posé sur moi par toutes les paires d’yeux présentes ? Comment allais-je vivre ce moment en tant qu’auteur ? Dans quel état gère etc…

Instant T, mon texte est présenté et mon inconfort s’envole. Je réalise que n’était inconfortable que le moment antérieur à cet instant T et toute la fantasmagorie qui en découlait.

Enfin j’allais savoir, enfin j’allais comprendre.

Je pourrais écrire ici, en grossiers détails, ce qui  s’est dit mais ce serait trahir le travail d’un homme qui coach des auteurs déterminés qui ont fait le choix de se prendre par la main en s’inscrivant à ses ateliers.
Retiens juste que ça m’a été très utile, extrêmement bénéfique, du bonheur à l’état pur.

La seule chose que je me permettrais de te partager est le retour que j’en ai fait à notre communauté d’auteurs (nous avons un espace dédié d’échanges et de partages).

Je me prêtais à ce que je nomme l’épreuve du feu avec des « aïe » et des « ouille » dès que j’ai eu à choisir un texte à présenter. Pas par crainte de le voir décortiqué, éviscéré, amputé ou scarifié mais parce que je me préparais à me retrouver à poil et quand on est pudique ça craint.
Le moment venu, mon stylo s’est mis à baver son encre devant tant d’inconvenu. Que faisais-je subir à ce que nous avions écris ensemble ? Pire qu’une chirurgie plastique, notre pré-bébé s’est vu infliger une liposuccion radicale !
Au-delà de ça, j’ai compris avec un simple « il hausse les épaules », plus parlant que tout un dialogue, comment régler l’une de mes faiblesses que j’avais détectée dans ce que je livrais.
Ce simple haussement d’épaules va me servir pour tous mes autres textes. La lumière venait de se faire. Elle a fini de tout éclairer quand elle a pointé du doigt la subtilité du 1er jet.

Je crois, mais ce n’est que mon avis, qu’on est plus apte à comprendre les choses quand on les vis de l’intérieur. J’encourage vraiment tout le monde à vivre cette expérience extrêmement enrichissante. Personnellement, j’ai vécu un vrai koh lanta littéraire, j’en suis repartie gagnante et mon stylo s’est rabiboché avec mon cahier. Je vous passe la danse endiablée qui s’en est suivie, une kriek à la main ça va de soi.
N’empêche, j’ai beaucoup ri, pour changer, durant cette heure. J’ai ri de moi, du texte, de tout. Parce que c’était juste bon d’être là.
Mon pc ayant choisi son jour pour me faire des misères, j’ai loupé le début de l’atelier, mon micro s’est mis en sourdine pile poil au moment où j’aurais voulu causer… mais ça n’a en rien miné ma bonne humeur. Le chat a dû sentir le coup venir, il m’a fait l’honneur de sa présence m’intimant de ne pas hésiter à utiliser sur ses flans le grattoir à clous rouillés (fabrication artisanale).

Je tenais aussi à m’excuser auprès des participants présents. J’étais tellement dans l’écoute de ce ravalement de façade textuel que je n’ai quasi pas lu vos commentaires sur le tchat. Et quand j’y répondais c’était vraiment mauvais […]

Je ne regrette nullement mon choix de participer à ces ateliers. Je te recommande vivement, et à plus juste titre si tu es auteur indépendant, de trouver celui qui te conviendra le mieux et de te lancer dans cette belle aventure où tu y rencontreras des gens fabuleux, j’en suis certaine.

Fais le bon choix, ose et lance-toi. 

 


Anaël tu vas vraiment l’avoir ton châtiment ! Fallait que tu nous envoies ton super mail le jour où j’écris cet article ! Punaise j’ai tout d’une nouille maintenant pour ceux qui te suivent ! Grrrrr je suis à court d’idées,  je vois que le cachot pour toi.

Et si je me faisais confiance ?

Et si je me faisais confiance ?

Je suis folle de joie !!!!

En fouillant dans mes travaux qui datent, qui datent je suis tombée là-dessus :

 

 

Si pour vous l’image est mauvaise, en 2008 (date des fichiers informatique) j’avais déjà toutes les clefs en main pour écrire mes histoires.

J’en reviens pas ! Quand je vais raconter ça aux copines, elles vont jamais me croire !

Grosse prise de conscience. J’ai juste pas confiance en moi, c’est tout.

Ha ha ha, je saute partout dans mon salon en faisant une danse du ventre à mon chat ! Je suis trop contente, heureuse, génialissime, costo, bien coiffée et j’en passe…

Whouuuuuhouuu