Tu me manques

Tu me manques

Tel une larme, en chemin perdu, le stylo s’est tu.
J’ai le respect des silences mais je le dis : Tes mots me manquent.

Je sais n’être rien, je l’ai toujours su et ne m’en offusque pas.
Alors à quoi bon fuir quand je connais déjà tout de l’absence ?
Dessines-moi des signes, des sigles, des boucles sinueuses qui font tant de bien quand elles donnent à lire, à réfléchir.
Fais couler ton encre, encore, sans y mettre ni point ni suspension.
Sans toi, combien de feuilles et de cahiers seraient vides d’histoires ?
Souviens-toi, on s’entend plutôt bien et même si je me languis de ton retour, je te laisse prendre le temps car tu n’es pas de ceux que l’on jette sans même penser ce geste.

 

 

Ce n’est pas la fin

Ce n’est pas la fin

Mon cher et tendre ami
Mes billets s’arrêtent ici.
Sous ce format
En tout cas.

C’est un exercice compliqué
Que je vais devoir affronter
Puisque maintenant
Je prendrai ton exemple.

Je n’avais jamais songé
Un jour tenter l’appliquer.
Resteras-tu encore
Pour lire mes efforts ?

Mon ami, continue de m’écrire.
Qu’elle te fasse au moins sourire
Cette conversation énigmatique
Au parfum de création mystique.

 

© 2017 – Coryne Vezien

 

Ce n'est pas la fin

J’ai rêvé

J’ai rêvé

J’ai fait un rêve.
Tu me cherchais mais je n’entendais pas,
Ni les signes, ni ta voix.
Tu le sais, dans mes profondeurs réside un secret.
Il est toute ma souffrance.
c’est une crevasse où se perdent toutes les promesses.

j’ai rêvé que
tu aimais toute entière celle que je suis,
forte et fragile aussi.
Regarde, j’ai fait la moitié du chemin qui mène à nous.
Veux-tu y croire toujours?
La route fût si longue, j’ai peur que tu n’y sois plus.

© Mai 2017 Coryne Vezien

 

 

Je tue il

Je tue il

Créés de toutes pièces,
nos échanges me plaisent bien.
Souhaiterais-tu que ça cesse,
ou attends-tu le prochain ?

De mon délire, nul ne sait.
Même à tes yeux je me tais.
Vais-je continuer à t’écrire ?
Qu’aurais-je d’autre à te dire ?

Je tue il paraît-il,
Selon toi, qu’en est-il ?
Si c’est coïncidences
C’est seule que j’avance.

© 2017 – Coryne Vezien